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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 21:39

A venir et avenir constituent une tautologie ambigüe, car si c'est  à venir c'est donc dans une certaine mesure du présent.

On peut sans se tromper parler d'un avenir futur indéterminé et par nature inconnu et un avenir présent sur lequel l'homme a prise et au départ duquel il peut se projeter et tenter de maintenir son présent dans l'avenir car la réalisation de cet avenir est le moteur de son action.

"Il est sur les genoux de dieux"disait Homère.

En réalité il n'est nulle part mais il ne manque jamais d'arriver, riche d'une infinité de possibilités et qui se réduit à mesure que l'on se rapproche du présent.

A. Camus parle de la seule transcendance des hommes sans Dieu.

Cet avenir ne peut être présent que dans l'âme ou la conscience et sur un plan ontologique il n'existe que subjectivement.

Heiddeger affirme, l'homme est infinité de choix face à sa projection dans son futur, et ce nécessaire choix est la marque de sa finitude.

.Nietzsche dit :l'avenir est surprise , l'inattendu toujours attendu une chose étonnante qui ne tarde jamais longtemps à se changer en évidence.

Pour Cesbron l'homme a deux ennemis, le passé et l'avenir, le plus grand cadeau reçu est le présent.

Somme toute, l'action de penser l'avenir ne serait il pas une expression des infinis?

SOLON

 

 

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 21:08

Pendant plus de 20siècles de traditions mystiques et théologiques, la nature a été envisagée comme une création bonne dont on nous a confié l'intendance..

 

Toutefois, à   partir du 17e siècle la philosophie rationaliste instaure un dualisme méthodologique esprit/matière d'où la désacralisation de la nature et sa prise de possession utilitariste.

Coexiste également la référence biblique au terme de la quelle l'homme est appelé à" soumettre toute la terre et les petites bêtes qui remuent sur la terre.".Egalement , tout a été créé pour que tout subsiste créant ainsi une solidarité entre l'homme et la nature.*Montaigne ne parle t'il pas de "ses confrères les animaux"?

 

Empruntons nous la nature à nos enfants? Sommes nous des gérants ou des propriétaires?

Nous appartient t'il de resanctifier l'univers en nous rebranchant sur les traditions, une sorte de ressaisissement de sens gage d'un avenir prometteur?

Si comme pour  le protestant Linné  le créateur  jardinier autonome a distribué à chaque plante une nature telle qu'elle convienne le mieux au climat et au sol,il existe donc un équilibre harmonieux sans l'homme et un autre où l'homme est responsable de la destruction de cette harmonie.

La manière dont on perçoit la nature et dont on l'aménage dépend de l'idée que l'on se fait de la relation homme/nature, et rien ne s'oppose à ce que l'amour pour nos semblables ne s'étende à toute la création pour le bien de l'humanité et celui des créatures elles mêmes.

*SOLON.

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 14:29

D'emblée la réponse est oui à la condition qu'elle nous interpelle tout d'abord et que nous ne soyons pas de simples spectateurs mais bien des acteurs conscients de l'Histoire dont la nôtre n'est qu'un petit aspect.

Etymologiquement histoire vient de historia=recherche, mais ce mot unit tant le côté objectif que subjectif et signifie aussi bien le récit que l événement.

A côté de Hérodote qui enquète afin que les actions accomplies par les hommes  ne s'effacent avec le temps, Kant lui, envisage l'Histoire comme la réalisation d'un plan caché par la nature.

Pour Braudel il n'y a pas d'Histoire, mais des histoires, et pour Sartre, l'Histoire est définie par la reprise intentionnelle du passé par le présent

 Les  philosophes s'interrogent sur le sens de l'Histoire.¨Pour Ricoeur, l'Histoire fait accéder le passé des sociétés à une forme d'objectivité et pour Merleau Ponty  l'Histoire est un processus orienté formant un tout qui évoluerait ver le terme final qui lui donnerait un sens.

Parler de justification doit être entendu comme rendre légitime L'Histoire source de vie car il arrive que le "moi" échappe à la solitude grance"aux racines"

Alors"eadem sed aliter", les mêmes choses mais d'une manière différente, ou plus simplement une déception perpétuelle car ne cesse de réaliser des utopies?

SOLON

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 07:54

Le philosophe Alain aurait il raison quand il dit"le pouvoir est fou, et le pouvoir absolu rend fou absolument."

La question est d'importance tant sur les plans individuels que collectifs.

Comment donc le définir? Le pouvoir serait peut être la capacité qui renvoit à une personne ou à une institution qui s'affirme dans son monde et qui serait origine de sa propre action.

Si par ailleurs il n'y a pas de maîtrise de soi" il y a puissance de réaction liée à la" passion" et donc dérive importante entrainant le risque d'être contesté.

Un autre risque , celui d'accroître  l'être par un"paraître" ou encore que l'on fait en faisant faire, illusion totale.

Et que penser du pouvoir absolu et de l'appétit auquel rien de résiste et qui mène aux totalitarismes.

Toutefois, un autre point de vue est possible, le pouvoir fort, rempart contre l'anarchie, et qui devient un "mal" nécessaire dans ce cas.

Foucault dit" le pouvoir est une statégie, un réseau mobile et multiple inséparable du savoir"

Soit, mais le pouvoir a cette particularité de rendre souvent vulnérable ceux qui prétendent le détenir, et souvent l'ambition conspire également contre leur destin personnel et malheureusement le destin collectif.

SOLON.

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 07:21

Tout d'abord comment le définir?

Un adjectif substantif pris comme un nom qui donne un sens aux choses et l'inclut dans un réseau sympbolique et qui réduit les choses à la mesure quantitative de l'objet;

Du latin sacer proche de sanctus, son contraire étant le profane, ce qui reste devant le temple(pro fane)

Du point de vue religieux, il a trait au divin qui développe justement le sens du sacré, mais au point de vue sociologique il diffère des choses sacrées par les interdits et les interdictions.

Il s'agit donc d'une entité à double face"mystérieuse et ambivalente"

A t'il une valeur de sentiment quand il résulte d'une intervention huimaine?Bonne question.

 

Le comprendre exige de la reconnaître tout d'abord comme une structure de la conscience et de ne l'appréhender qu'à partir de lui même comme point de référence., car il est difficile d'éclairer le sacré par ce qui n'est pas lui
Affirmer qu'il est constitué  de sentiments archaîques  ou d'illusions, peut être, mais il ne peut être seul sans être opposé au profane.

Existe t'il un risque qu'il soit instrumetalisé, certes oui par besoin ou nécessité au nom d'impératifs culturels, religieux ou éthiques, libre à l'homme de le considérer comme tel.

Le sacré est donc un univers qui dépasse  l'homme, et  peut être compris comme source de vie.

SOLON.

 

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 17:45

D'emblée on peut dire que cette notion n'est complexe que pour ceux qui n'en ont pas.

C'est une forme d'expression qui permet de dégager certains aspects cocasses ou insolites d'une réalité en se moquant de tout et de soi même.

L'humour est à la fois langage, moyen, objectif ou critique et  dès lors peut viser la vérité sans la nommer, il peut même être expression quand il n'y a pas moyen de faire autrement.

Dans l'humour, terme récent employé au 18e siècle(humeur) ce n'est pas le réel qui est drôle c'est que l'on en dit, non son sens mais son interprétation.

Il a souvent une dimension tragique et parfois indissociable du comique , mais très souvent, il permet aux humains par le décalage et l'absurde de prendre conscience de leurs dérèglements et ceux de la société.Les sujets traités peuvent être sérieux : la mort, la blessure, le désespoir, l'angoisse, la maladie et il  apparaît souvent comme l'arme des faibles et des déshérités.

Il travaille sur nos espérances pour en marquer les limites, sur nos déceptions pour en rire, sur nos angoissses pour les surmonter, c'est une forme de sagesse.

Arme redoutable également,il est à manier avec modération.

Le philosophe dit" castigat ridendo mores",  l'humour  corrige les moeurs en riant mais il constitue pour ceux qui en ont un rôle dans l'équilibre de la personne.

SOLON.

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 15:44

La plus grosse bêtise des gens intelligents est-elle de croire l'être ?

Qu'entendons par bêtise ?

C'est un concept dont relève au niveau sémantique les mots : sottise, poncif, idiotie, ineptie, stupidité et d'autres encore.

Henri de Régnier, dans "promenades philosophiques" dit : "le hasard a donné à l'homme l'intelligence, il en a fait usage, il a inventé la bêtise".

Certes, l'on peut agir bêtement, mais à la différence des bêtes, le langage peut être le lien par excellence où l'homme peut manifester son identité avec celles-ci.

Mais les animaux sont-ils bêtes ? La question se pose.

Agir bêtement est-ce agir de façon non conforme aux codes de bonne conduite de notre société ? La bêtise est-elle contraire à l'intelligence, peut-être... mais les deux ne se disent que par comparaison et degrés qui laissent à chacun une chance.

Paradoxalement, se vanter de son intelligence peut passer pour une marque de bêtise.

Ciceron parle "loqui et grandi" la boursouflure transformant le petit en grand et l'insignifiant en signifiant.

La bêtise est probablement une question autonome sans rapport direct avec l'intelligence.

En conclusion : il serait abusif de penser comme une bête comme on pense que les bêtes pensent.

SOLON

 

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