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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 07:22

Le bonheur s'enracine en chacun de nous et est à l'horizon de toute réflexion philosophique. Mais de quoi s'agit il si ce n'est d'un besoin exprimé par le cerveau qui signale la satisfaction ou non?.

L'on peut parler d'un état de satisfaction complète caractérisé par la plénitude et la stabilité, différent du plaisir (éphémère) et de la joie(dynamique), en résumé une expérience réflexive de satisfaction profonde.
Freud affirme que ce bonheur,état subjectif, semble irréalisable en raison du principe de réalité, car dépendant des conditions imposées au monde.

De plus, sa perception diffère d'un individu à l'autre, et montre un caractére multidimensionnel.

Depuis longtemps le chercheurs ont tenté de hiérarchiser les critères du bonheur, mais quel crédit leur accorder car basés sur des statistiques et des  sondages?

Une question se pose toutefois. La recherche de critères  nous aide t elle réellement  à éclairer le bonheur individuel?(L'OCDE en choisi onze différents)

Les notions nouvelles de bonheur national brut et intérieur brut ont certes le mérite d'exister, mais ayons à l'esprit   que ledit bonheur repose sur un équilibre entre réalisation personnelle et sentiment d'universalité, et que les critères fondant le bonheur sont perçus de façon différente au niveau sociétal et dans les diverses cultures.

Le philosophe s'interroge:

Peut on laisser à d'autres,le soin de déterminer si nous sommes heureux ou non?

Peut on faire le bonheur d'autrui contre son gré?

Peut on être heureux au milieu des malheureux?

La prise de conscience de la solidarité peut elle contribuer au bonheur collectif?

Existe t il un gène du bonheur, et des personnes inaptes au bonheur?

Le sujet souverain est il capable de savoir comment maximiser son bonheur?

Autant de questions qui interpellent les philosophes.

Pour Aristote, le bonheur est le souverain bien, c'est sur sa nature et ses définitions en quoi il consiste qu'il n'y a pas d'accord.

(Ethique à Nicomaque)

Enfin pour Comte Sponville, être heureux est une possibilité qui laisse place à l'espérance.

SOLON.

 

 

 

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 08:48

Reconnaissons d'emblée que pour beaucoup de philosophes la musique est un art analysé pour  lui- même sans place éminente dans le système philosophique, mais ils lui reconnaissent la valeur d'une expérience spirituelle au sens large du terme.

Mais qu'est ce la musique?

Une série de sons  produits par la voix humaine ou l'expression vocale animale que l'on tente de reproduire au moyen d'instruments naturels ou fabriqués par l'homme, ou encore un ensemble de sons combinés de façon plus ou moins agréable. Cette musique est liée étroitement  aux milieux culturels et recue différemment par les individus.

Déjà les anciens digressaient sur la musique céleste-Hermes, Pythagore,Platon,Aristote,Cicéron et même un moins ancien Kepler.

Selon tous ces penseurs, mathématiciens et philososphes, l'univers appartient à un ensemble harmonieux.
Descartes, et c'est étonnant pour celui que l'on associe à la raison dans sa plus inflexible acception, publie en 1619 un "compendium musicae" destiné à la conduite de la pensée.

Si pour Platon la musique est une partie essentielle de l'éducation de la jeunese, pour Aristote en écoutant la musique "classique ou dorienne" l'homme découvre les essences du monde.

Quant à Hegel, la musique a pour vocation de représenter plus spécifiquement toute la vie de l' âme et de l'esprit.

Nietzsche va plus loin encore, non seulement la musique est une expression de la volonté, mais est d'emblée métaphysique et capable tout comme la philosophie de saisir l'être .

Enfin pour Heiddger, la musique est un art qui est la mise en oeuvre de la vérité car le beau a un rapport avec le vrai.

A la question de savoir si la musique n'a pas pour pour vocation d'ouvrir certaines régions de l'être, il semble bien que la réponse soit oui.

On peut sans risque avancer que s'il existe une puissance créatrice  des formes, la musique , universelle et jaillissant ex nihilo prenne place auprès de la philosophie et qu'elle soit la preuve d'un immense réservoir de sagesse.

De toute façon, le temps et l'espace dans la musique sont des formes transcendantales de la sensibilité et de l'intelligence, ce qui convient parfaitement à l'amoureux de la sagesse.

 

Solon

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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 08:21

Parlant politique, il faut comprendre la science souveraine et au plus haut point organisatrice de la cité(Polis), comme la gestion non guerrière des antagonismes, des alliances , des rapports de domination, de soumission, d'obéissance, en somme l'art de prendre le pouvoir, de l'utiliser et de le partager.

Montaigne disait "on va plus facilement par les bouts où l'extrémité sert de guide que par la voie du milieu large ouverte et selon l'art qui selon la nature, mais bien moins noblement".

C'est donc un étrange et savant calcul que d'aboutir à la connaissance d'un milieu en relation avec l'idée de mesure ou de juste mileu  et également en relation avec le choix  en tant que moyen excluant la démesure.

Avec un milieu  s'il y a un mileu des extrêmes inclus dans le cadre , si le milieu occupe tout le cadre, le juste mileu n'existe pas, subsiste au contraire une pensée unique.

Si les notions de centre et d'extrêmes existent, elles prennent leur source dans l'antiquité  avec Aristote et Platon qui opposaient les régimes  sans équilibre, les tyrannies, pouvoir d'un seul; la démocratie anarchique du pouvoir du peuple sans limites, aux régimes mixtes qui trouvent leur modération dans le mélange des pouvoirs.

Si nous parlons de centre, de quel centre s'agit il?

lConsidéroins trois cartes , L'Europe, l'Amérique et la Chine.

Quels sont les extrêmes par rapports à ces centres divers?

Le terme même présuppose de celui qui l'utilise  qu'il se place lui même au centre"normal", les autres étant rejetés aux extrêmes.

Il existe des risques d'égarement à s'aventurer dans des zones  à la marge de la 'Démocratie".

Si Althusser affirme que seul un pouvoir modéré et contrôlé peut refléter la diversité des sociétés politiques, Montaigne quant à lui reconnaît la fonction révélatrice des extrêmes  pour observer  la juste mesure et fait appel à l'élément contraire de l'extrême où il se trouve.

Mais des dérives extrémistes guettent aussi le centre qui succombe à la pensée unique et à la tentation de baillonner les extrèmes  dont la fonction révélatrice des faiblesses et des carences de certains régimes politiques est avérée.

Remarquons que le juste milieu ne signifie pas toujours vice.

Si la sagesse est l'extrême de vivre, ce n'est en fait une idée philosophique, elle a ses excès mais n'en a pas moins besoin de modération que de folie?(Montaigne)

 

Bresilières/Solon

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SOLON/BRESILIERES - dans philosophie
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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 14:28

L'utopie a toujours été présente  dans l'imaginaire de l'homme, mais ce concept philosophique et pourquoi pas politique,artistique,trouve sa source dans l'antiquité grecque.*Platon dans son essai "critias", évoque un modèle de cité idéale, idée d'une Athènes construite par les hommes pour eux et à leur mesure dans la"République".A la base de cette démarche existe le mythe de l'âge d'or( bonheur parfait et abondance),l'Arcadie(vie naturelle et harmanieuse) l'Atlantide( état organisé avec richesses partagées).

Apparaît alors Thomas More qui en 1558 parle de UTOPIA( ou-topos= nulle part ou eu-topos lieur se bonheur hors du temps.

Si Thomas More propose un modèle de société parfaite et critique les sociétés existantes, il donne une image de progrès mais il en reste au niveau symbolique.D'autres  comme Charles Fournier(1117-1837) qui crée  le "phalanstère), une institution communautaire efficace.Il sera considéré d'ailleurs comme une figure du socialisme critico-utopique.

Pour lui, au sein d'une société harmonieuse, le bonheur consiste a avoir beaucoup de passions et beaucoup de moyens de les satisfaire.Beaucoup de penseurs et de philosophe se sont inscrits dans cette pensée, à savoir, Proudhon, Marx, Bacon,Babeuf, Orwell,Reclus,Voltaire et même des anarchistes comme Bakounine et Kropotkine.

Selon Attali,nous ne sommes pas des sédentaires mais des nomades et quelle est la destination de ces nomades si ce n'est une oasis ou un mirage, et l'utopie n'est que le nom donné aux réformes lorsqu'il faut attendre les révolutions pour les entreprendre.

Alors l'utopie une chimère?

Oui si une chimère est une construction imaginaire qui a recours à l'artifice  et à la fiction, MAIS  qui dit chimère ne dit pas impossible à réaliser.

En résumé, l'utopie ne serait qu'un projet de société impossible, une société tellement parfaite qui ne laisserait rien à transformer, mais en tout état de cause reconnaissons dans l'utopie un acte de foi dans le possible de l'homme.

 

Solon.

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 17:30

Certes oui puisque des philosophes comme Hume, Spinoza,Leibnitz et Kant ont tenté d'en donner une définition.

Pour certains d'entre eux il s'agit d'une violation des lois naturelles, car ces lois ont été établies par une expérience ferme et inaltérable; étant entendu qu'il ne faut pas confondre le miracle avec l'opinion de ceux qui le racontent.

Durant des siècles le miracle a fortement imprégné les sociétés religieuses, celles-ci voyant en ce dernier une action divine, chose confirmée par Larousse qui,en 1874 parlait d'un effet contraire aux lois naturelles car produit par une puissance surnaturelle.

Le refus de sacralisation, l'émérgence de la psychologie et de la psychiatrie, l'interprétation classique des sciences, ont considérablement changé la pertinence du discours apologétique sur le miracle.

La question demeure ouverte, croire aux miracles relève-t-il d'un ordre enfantin du savoir?

Solon.

 

 

 

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 17:05

Tentons de le definir car jusqu'il y a peu c'était un néologisme absent du dictionnaire, né de l époque de l'exploitation politique et économique des races(cfr1902. Théorie sur la hiérarchie des races).

Selon Comte Sponville, il s'agit d'une doctrine qui fait dépendre la valeur des individus du groupe biologique ou prétendu tel  auquel il appartient.

Il s'agit en fait d'une stigmatisation au travers de l'épiderme et d'une violation des valeurs ontologiques , et Voltaire d'ajouter "Il n'y a qu'un aveugle pour douter que les noirs, les hottentots et les albinos  ne sont pas de la même race que nous".

Certains posent un regard différent car partant du LUCA( last universal common ancester) et parlent de biodiversité.

Le racisme a t'il une fonction sociale?

Sans nul coute car il renforce la fonction identitaire( notion de négritude par exemple)et la perte  d'identité joue sans nul doute un rôle fondamental  dans la non acceptation des"cultures différentes".

Un distinguo possible entre racisme et actes racistes.

Le premier  relevant d'une hiérarchisation , héritière souvent d'un passé colonial, l'autre relevant d'un désir de domination, d'exploitation, ou pire de destruction( voir le passé récent)

Le racisme existe t'il de toute éternité?

Les tenants de 1492 soutiennnent que le racisme est un phénomène historique  expression d'un raté dans la relation à autrui(Albert Memmi), véhiculé par le biais de préjugés transmis culturellement et alimenté par l'insécurité,politique, culturelle, et identitaire propre particulièrement à nos sociétés modernes.

SOLON.

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 09:06

Sujet brûlant, non dans l'absolu mais bien dans le vécu.

Cette dignité qui est au coeur du questionnement philosophique et de l'éthique est à la base des fondements de la morale;

sI l'on en fait parfois un usage inflationiste soutenant des revendications contradictoires,ce n'est pas une raison pour s'en détourner car la notion a un contenu riche.

Cette dignité n'est pas une norme , mais un concept lié étroitement à la nature humaine, situé entre droit naturel et positif.

Adorno pose la question "l'ineffable de l'humain est il une voie d'accès au  divin?"

Pour Kant l'être humain est infiniment au dessus de tout prix.

Ricoeur parle d'une exigence plus vieille que toute formulation philosophique.

Cette dignité  humaine est donc irréductible  et indépendante de tout jugement sur la personne jugée digne ou indigne de vivre.

Car que devient l'humain si nous lui dénions cette dignité? Est il encore nécessaire de le traîter avec le respect dû à sa qualité d'homme?

Il appartient à Pascal de conclure" je puis concevoir un homme sans mains, sans pieds, mais je ne puis concevoir l'homme sans pensée, car ce serait une brute ou une pierre"

Si tant est qu'il soit une brute peut on lui enlever la dignité attachée à sa personne?

SOLON.

 

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 06:46

Pour Platon, le mensonge est un crime contre la philosophie mais........... le mesonge est aussi vieux que le monde, "de mendax ab initio" disait St Augustin.

Il se distingue de l'erreur qui elle, est de bonne foi.

Si nous parlons de bon usage il nous appartient de regarder le mensonge du point de vue esthétique et éthique.

Constatons que la parole et le langage ont pour fonction d'exprimer la pensée, mais également de cacher la pensée.

A t'il une utilité sociale, peut être si toutes les vérités ne sont pas" bonne à dire",d'où l'existence du mensonge par omission.

Mais est ce pour autant moralement justifiable?

Esthétiquement non, car il n'est pas beau de  mentir, car totalement opposé aux notions  de droiture ,loyauté, rectitude et probité, qualités attribuées selon les anciens à"la beauté d'Apollon"

Ethiquement non,,car selon Kant il s'agit du mal qui résulte d'un acte contradictoire entre ledit mensonge et la loi morale, donc  cest une transgression du devoir de l'homme envers lui même.

Existe t'il un mensonge dit"pieux" qui cache l'amour de soi?

Certes. Que penser de B. Constant qui dit "le devoir inconditionnel et absolu de la vériité aurait pour conséquence la destruction de l'humanité"?Excessif peut être.

Opposons lui Machiavel pour qui le diable n'est fort que de nos faiblesses, qu'il soit donc faible de nos forces(oeuvres philosophiques)

SOLON

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 07:17

Le hasard grande interrogation de la vie.

Comment cela "fonctionne" t'il et quels mécanismes régissent notre existence.? Sommes nous seulement les acteurs d'une pièce de théâtre imposée?

Son origine le mot"el azar", jeu créé par les Croisées en Palestine.

Aristote parle lui de "tukontos" de "tuke" la fortune.

Une définition particulière "une conscience avec une apparence de finalité mais sans finalité  particulière" ou selon Cournot: la rencontre de plusieurs séries causales indépendantes et solidaires.

Découvrons le champ sémantique et le mots comme coïncidence, destin, fatum, aléa,imprévu, loterie,ou chance.

Il s'agit peut être d'un révélateur de l'angoisse existentielle de la mort du fait que l'être humain vit de façon différente sa vie.

Au déterminisme quant à lui on associe souvent adversité et  malchance .

Selon Laplace ", l'état futur de l'univers  est contenu dans son état présent."

Le déterminisme  serait la conception selon la quelle certaines conditions étant données et connues, les faits  qui s'ensuivraient seraient prévisibles avec précision.

Nous pouvons certes parier sur le hasard, sur notre bonne fortune et sans adhérer nécessairement aux théories déterministes, il est possible de mettre un maximum d'atouts dans son jeu.

Alors, tout est il écrit dans les étoiles?, le hasard en fin de compte ne serait'il que le" sobriquet" de la providence?

*L'être humain qui croit en sa chance a t'il la capacité de transformer l'adversité.

Pourquoi pas?

SOLON.

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 10:21

"On peut résister quand il commence à naître mais non point le bannir quand il s'est rendu maître" (Corneille)

Mais résister à quoi exactement, sinon à la force d'amour?

Descartes dit"l'amour est une émotion de l'âme causée par le mouvement des esprits qui l'incite à se joindre aux objets, et Spinoza parle d'une joie  qui accompagne l'idée d'une cause extérieure, donc de l'objet.A noter que dans les relations interpersonnelles le sujet est objectivé.

Une version différente: un état déclenché par des phéronomes et qui peut être la synthèse des hormones du cerveau.

Si tant est que cela soit avéré,cela manque quelque peu de poésie.

Quelques mots associés à cet état, tels que : attirance, coup de foudre, aveuglement, désir, inclination, et passion.

Acceptons que plusieurs facteurs puissent contribuer à "cette force" avec une part non négligeable d'inconscient, et que si l'amour est une explosion hormonale, elle demeure mystérieuse.

S'il  s'agit d'un sentiment ou d'un état d'âme les faits démontrent qu'ils sont variables.

Désir de liens, pulsion irrépressible sachant que la pulsion est intercheangeable et que le désir considéré comme un manque n'est pas sans risques.*Si amour=manque, peut on encore parler de force irrépressible?

Revendiquant notre liberté, sommes nous que nous le voulions ou non, prisonniers de l'amour?

SOLON.

 

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