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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 16:10

MERCREDI 19 FEVRIER SUR LE THEME STATUT DE L'ANIMAL

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 15:00

Le risque n'est pas le sujet principal mais bien sa perception.
L'homme perçoit le risque se fondant sur la perception sensible propre à la culture dont il est issu et les idées qui lui sont attenantes.
Selon P. Hadot, l'avènement de la philosophie marquerait un point de bascule entre le "temps des poètes" et le" temps du raisonnement" qui va des premiers philosophes à nos jours.

Comment comprendre ce" temps des poètes"?

Ce serait celui de l'homme proprement homme, qui n'est rien d'autre que volonté, saisissant ce qui est donné et les mérites intrinsèques de l'acte, somme toute l'esprit de finesse, d'ingéniosité et de ruse: LA METIS

combinant le flair et le sens de l'opportunité et qui ne se prête ni à la mesure précise, ni au calcul exact ni au raisonnement rigoureux.

L'arrivée des philosophes rejette-t-elle dans l'ombre les qualités d'esprit dont est faite LA METIS?

Nos vies sont marquées par l'imprévisibilité et pourtant nous nous focalisons sur le connu et le répété, sur des listes bien définies et sur des prévisions.

Nous sommes vulnérables à l'erreur consistant à généraliser les faits observés.

De plus, d'autres risques non" modélisables" demeurent invisibles et sont en nombre croissant dans un monde de plus en plus complexe soumis à l'imprévisible.

Selon Heidegger" l'un des plus grands périls que court notre pensée aujourd'hui c'est que celle-ci en tant que pensée philosophique n'ait plus de rapport original véritable à la tradition"

Ceci est largement contestable dans la mesure ou si LA METIS des Grecs anciens est une forme de connaissance, elle n'a pas disparu car s'inscrivant dans un continuum inséparable de la pensée, fruit de la culture opérante au cœur de la modernité.

Aujourd'hui un nouveau point de rupture est-il en perspective?

Apparemment non, car à considérer un temps du risque , il nous faut décliner ce dernier non en deux ou en trois mais bien en une multitude de temps de risques, et in fine c'est en prenant des risques que l'on progresse dans l'élimination, et la réduction de ces derniers.

SOLON

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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 06:39

Le prochain débat aura lieu le jeudi 23 janvier 2014 à Pézenas .

Sujet: DEUX OU(TROIS) TEMPS DU RISQUE

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10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 08:57

La toute puissance de l'homme ; et son empreinte sur la nature sont réelles, et pour certains nous vivons "l'anthropocène", une nouvelle ère climatique, un bouleversement inconnu depuis 65 millions d'années.

Notre planète est- elle un danger et faut- il intervenir, ou plus simplement modifier notre comportement vis-à-vis de la nature qui existe en dehors de toute action da la part de l'homme et qui ne dépend pas de notre volonté?

Impossible à l'être humain de se distancier de cette nature car faisant partie intégrante de cet écosystème considéré comme un ensemble de vivants en interaction dans un système en équilibre dynamique qui s'autorégule.

De plus, ladite nature est en perpétuelle évolution, elle est là tout simplement, car adaptée aux conditions qui prévalent à un moment donné.

Bergson parle d'une évolution créatrice, de l'élan vital d'un monde qui va vers l'avenir et qui s'invente sans cesse sans que le chemin qu'il trace derrière lui ne préexiste d'une façon ou d'une autre.

Deux courants s'opposent sur le futur de notre planète.
Le mécanisme, conception matérialiste qui perçoit.la plupart des phénomènes suivant des liens de" cause à effet", donc interventionniste pour ne pas dire utilitariste et qui a été à la base de la révolution industrielle.

Le finalisme quant à lui affirme que ce qui existe dans la nature existe en raison de fins qui donnent sens à chaque réalité.( causes finales de la nature et de l'homme) ce qui suppose un dessein

Comment dès lors envisager le futur à court terme et à long terme?

A l 'échelle géologique, ou même de l'histoire du vivant, l'aventure humaine ne représente qu'un infime instant. La planète se remettra des dégâts opérés par l'homme, elle lui survivra certainement.

Par contre à l'échelle humaine, si nous continuons à épuiser nos ressources et à "saccager" notre environnement, soi-disant pour assurer notre futur(vision peu lucide à court terme) nous mettons en péril celui des générations futures. C'est donc pour la préservation de notre espèce( et des espèces qui vivent avec nous ou nous sont utiles) que l'intervention est nécessaire, la nature étant capable de poursuivre sa longue évolution.

Il existe certes une conscience écologique, rejetons toute forme de culpabilité, mais sentons nous responsables, retrouvons la capacité d'apprendre des sociétés durables et d'assumer davantage notre rôle de gestionnaire intelligent que celui de prédateur inconscient.

En fin de compte; l'histoire de notre monde se résume t'elle à la préparation d'une destinée transcendantale?

Solon

.

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 18:42

Si la croyance est une attitude naturelle qui trouve son origine dans le désir de se concilier les puissances naturelles, et si comme le pense Feuerbach il s'agit d'une scission de l'homme d'avec lui-même, on est en droit de se demander si croire est réellement une démission de la raison.

Qu'est-ce que croire si ce n'est donner son assentiment à une proposition que l'on tient pour vraie sans avoir la certitude objective de sa vérité, contrairement au savoir qui aux yeux de Platon est un type de connaissance inférieure car non justifiée par un raisonnement et non rigoureusement démontrée, une sorte d'adhésion intellectuelle et morale.

A l'opposé, la raison est cette faculté pensante de l'homme qui permet de juger, de connaître, et d'agir conformément à des principes.

Pour Alain "Penser n'est pas croire".

Le philosophes se sont interrogés sur les fondements de la croyance. Est-ce parce que l'être humain ne possède pas de véritable réalité?

Bergson parle d'une réaction défensive face au caractère inéluctable de la mort., ou une régression psychologique vers un état infantile pour Freud.

De Duve(+2012)dit qu' il s'agit d'une pulsion archaïque qui aurait favorisé la survie du groupe au travers de l'adhésion à des mythes, et rites communs.

Qui donc peut prétendre s'émanciper de toutes croyances se demande Derrida, et pourquoi ne pas se demander également si toute doctrine philosophique n'est pas une croyance car subjective, qui réfléchit aux problèmes fondamentaux de l'homme, mais ne donne pas de connaissance objective et irréfutable?

A cet égard, Nietzsche nous met en garde" Une croyance forte ne prouve que sa force et non la vérité de ce que l'on croit"

Dès lors la croyance est-elle la roue de secours de la connaissance? Certes non, mais bien son moteur, sans faire toutefois l'économie de la faculté critique.

Par ailleurs la pensée rationnelle s'appuie également sur certaines croyances, hypothèses, axiomes et postulats.

Socrate parlait de son daemon. D'autre part Descartes pouvait-il développer une pareille œuvre sans y croire?

Pascal dans son fameux pari, déduit qu'il est plus conforme à la raison de croire que de ne pas croire.et c'est souvent l'imbécilité de l'homme qui condamne la raison mais non la croyance.

Croyance et raison peuvent coexister sans problèmes et d'ailleurs un Père de l'Eglise s'avançait en affirmant que croire c'est une réflexion su Dieu sans abandonner la croyance.

Certes, l'on peut craindre la dictature de la raison et dès lors toute croyance peut et doit être interrogée par la raison. L'homme est en droit d'exercer son libre-arbitre et c'est en l'exerçant qu'il effectue une démarche de liberté et de raison.

Laissons la paroles finale à Sartre pour qui nous sommes ce que nous voulons être, que nous nous projetons à travers un projet mais que nous décidons de continuer à raisonner quelles que soient nos croyances.

En fin de compte croire n'est pas une démission de la raison, mais sans la raison croire est une démission de l'être humain.

Marie-Françoise S.

Solon.

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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 15:47

ANNONCE;

Le jeudi 3 octobre 2013 à Pézenas(34) aura lieu un débat sur ce sujet délicat dont le

compte rendu sera publié sur le blog.

SOLON.

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 11:05

Si la philosophie investit sa réflexion au travers de domaines variés, le le théâtre lui, joue avec le corps et suscite l'attention et la méfiance du philosophe.

S'il est vrai également que souvent le théâtre puise sa force dans la critique, reconnaissons qu'il porte le débat en son sein et que c'est chez les grecs que le projet d'une mise en scène du vivant de la pensée apparaît.

Dès lors, n'y aurait-il pas en définitive une vérité philosophique qui trouverait une expression plus adéquate en étant montée ou jouée plutôt qu'en étant dite ou expliquée, ou en quoi le dispositif théâtral permettrait-il de faire l'expérience de la philosophie que son enseignement classique.ne permettrait de le faire?

Si la philosophie répond aux questions en édifiant des systèmes, le théâtre par contre sans renier lesdites questions les pose dans le vivant avec toutes ses ambiguïtés et ses ambivalences.

C'est bien souvent au tarvers de la tragédie que l'homme apparaît dans toute sa contradiction, à la fois coupable et innocent, clairvoyant mais souvent aveugle, simulateur et dissimulateur, d'ailleurs Platon parle du théâtre comme d'un simulacre fascinant et qui en tant qu'art de la représentation travestirait les idées devenant ainsi un obstacle à la connaissance.

Depuis les origines la problématique tourne autour de présence et représentation, entre être et apparaître.

Si l'illusion est notre véritable être au monde et que le monde lui-même est illusion, il est donc absurde de nier que l'illusion est notre loi.

Si au contraire, la représentation est constitutive de notre représentation, cette représentation est constitutive de notre expérience(Kant)

Parlons de Nietzsche pour qui le philosophe est le criminel des criminels et de plus l'on pourrait s'attarder également sur dégoût du philosophe Rousseau à l'endroit du comédien  qui en parle en terme de pédant inadapté au monde.

Cette philosophie est criticable dans la mesure ou elle est son propre objet sortant rarement d'elle-même et qui ne se prête d'ailleurs pas facilement à un usage d'elle-même qui ne soit un usage fait par elle-même.

Il ne serait pas inintéressant  d'envisager de mettre la philosophie sur la scène pour une sortie d'elle-même. La transmission en sortirait certainement enrichie;

Faut-il pour cela rendre le théâtre obligatoire? Peut être,mais avant toute chose il faut s'opposer à ce que Roussaeu dans sa lettre à D'Alembert faisait de l'acteur, un corrupteur de moeurs dont le talent n'est qu'un art de la contrefaçon.

 

SOLON

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 06:28

Depuis peu, la nébuleuse transhumaine soutient une vision radicale des droits humains et l'on parle de convergence en terme de NBIC, nanotechnologie, biologie moléculaire, informatique et sciences cognitives.

Ce "nouvel ordre" affirme l'autonomie de l'homme et le pouvoir de décider seul des modifications à apporter à son cerveau ou son patrimoine génétique, confiant sans réserves dans les progrès scientifiques.

Peut on parler dès lors d'une contre culture?

Augmenter et corriger l'homme et amener celui ci dans un régistre transhumain , en faire un terrain d'expérimentation en le rendant modifiable et perfectible à souhait, représente certes un bénéfice considérable, mais chemin faisant l'homme s'affranchit de son statut de créature pour devenir son propre créateur.

Teilhard de Chardin envisageait une évolution de l'humanité jusqu'à l'aboutissement final d'un être accompli.

 Mais comment se présentera t'il augmenté et modifié?

Il existe un danger, celui de faire de l'homme un être modifié mais sans âme.

 Kant afirmait déjà "Le risque est grand de considérer les progrès techniques comme moyen d'atteindre le progrès tout court, la technique d'abord, l'intendance suivra.

De nos jours, le philosophe s'émerveille des avancées présentes, mais il ne peut faire l'économie de la question suivante: pour quelle finalité et d'autre part il ne peut que  souhaiter une gouvernance horizontale et non verticele, car le risque est grand d'une gouvernance autoritaire et manipulatrice.

Nous faisons actuellement l'expérience de l'impensé , ni plus ni moins

. Le recours à des artifices pour améliorer indéfiniment l'espèce humaine présente un risque réel, celui d'un classement des individus disposant de moyens et capacités différentes.

Ce transhumanisme est grandement souhaitable comme machine à construire des hommes mieux armés, mieux incarnés et dès lors  ouverts à une plus grande humanité, rejoignant en cela les convergences issues de la philosophie et des diverses spiritualités.

 

SOLON.

 

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 09:10

Si la solidarité consiste en une assistance mutuelle dans des circonstances difficiles, reconnaissons que cette notion a évolué au cours des temps, et que son usage est malaisé car il s'agit plus d'un slogan que d'un concept, d'un idéal que d'une idée, d'une incantation que d'un outil et A. Comte Sponville parle même d'une vertu politiquement corecte.

Penser solidarité c'est envisager l'idée d'une cohésion interne ou d'une dépendance réciproque dépourvue de visée normative .

A la solidarité on peut associer des mots comme humanitaire, mutualisation, notamment des risques, ou même syndicalisme,défense des intérêts particuliers et communs.

Elle peut être considérée comme une vertu civique dans la mesure ou l'on essaye de développer  au sein de la société des convergences d'intérêts car ladite solidarité implique un agir en faveur de personnes dont on partage justement l'intérêt.

Toutefois cette solidarité peut être imposée notamment dans le domaine fiscal, mais peut on s'y dérober?

La générosité par contre est un acte en faveur d'autrui dont on ne partage pas les intérêts.

Elle libère en partie de l'égoïsme, elle est désintéressée et vertueuse pour autant qu'elle ne cache pas d'arrière pensée.( philantropie d'image).

Cette générosité connaît certes ses limites et a une utilité objective relativement faible.

La solidarité par contre est objectivement efficace, et elle nous invite à être égoïstes ensemble et intelligemment. De plus elle constitue une sorte de socialisation et de régulation pour tous.

La solidarité a donc une utilité politique et économique.

Si la morale prône la générosité, la politique prône la solidarité.

En fin de compte que vaut il mieux, vivre dans une société ou les individus sont égoîstes  quoique inégalement, ou dans une société sans régulation?

La générosité incitative considérée comme vertu morale ne risque t'elle pas de créer un monde de dépendance?

Il seraitsouhaitable que face aux enjeux planétaires qui sont nôtres, que la soldarité compationnelle laisse place  à une solidarité consciente au sein de groupes qui se sentent moralement obligés car unis par une même destinée., et J.P Sarte d'ajouter" Toute aventure  quoique singulière qu'elle paraisse engage l'humanité toute entière"

Solon.

 

 

 

 

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 10:11

Le philosophe s'interroge: est il juste de parler de devoir de mémoire, et de façon accessoire quel est son impact sur l'homme?

Si pour Kant il existe un impératif catégorique, on peut définir devoir comme issu de la conscience et de la liberté de l'homme, à distinguer de l'obligation juridique.

Alain dit la morale nous contraint à nous savoir débiteurs. Mais de quoi? D'autre part connaissons nous toujours notre devoir car il n'y a de devoir qu'à condition qu'on le connaisse.

Cette obligation éventuelle peut elle porter sur la mémoire?

St Augustin affirme que la mémoire conserve tout ce que nous pensons et contient toutes nos connaissances, et Bergson d'ajouter , c'est notre durée  qui est notre mémoire.

La mémoire est elle trace d'un passé? Certes, mais si elle est la faculté d'enregistre elle est aussi celle de filtrer, et le phénomène de la mémoire des  choses négatives se colore  de façon différente avec le temps.

Faut il dès lors craindre l'oubli, qui ferait partie d'un travail de mémoire?

Faut il le considérer comme une sélection obligée qui ne retiendrait que ce qui est utile et plaisant? Est ce un suprême  refuge?

Hugo dit pardonnez tout mais n'oubliez rien!

A ce niveau, devoir de mémoire et travail de mémoire se croisent.

On peut accepter sans peine le jour des morts si l'on oubliait pas les morts tous les jours, surtout quand leurs trépas furent collectifs et violents.

Le devoir de mémoire a peu de sens , car la mémoire n'est pas une qualité pais une faculté.

En fin de compte ce devoir n'est il pas de se souvenir mais bien de vouloir se souvenir?

Léon Daudet de conclure en disant que rien ne s'oublie plus vite que le déluge de sang, car la rapidité de l'oubli est proportionnelle à la dimension de l'hécatombe.

A méditer.

Solon.

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