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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 08:29

La question du mal et de son absurdité s'est toujours posée avec une acuité particulière , on fait face à une évidence informulable qui n'a aucune existence ontologique c'est-à -dire sans existence au sens de l 'existence des choses, de plus on sait également quand l'on est en présence du mal, et pourtant son existence constitue un défi pour la pensée.

Si d'une part Spinoza dénie toute essence et réalité au mal, pour Leibnitz le mal existe et est nécessaire à l'accomplissement du bien, il insiste en précisant que le mal n'est que privatio boni ou absence de bien.

Mais quid du bien alors?

Comment savoir ce qui est bien ou mal si ce n'est que par les conséquences des actes?

Le mal est avant tout ce qui fait mal, et décrit un certain type d'événements , de comportements ou d'états, jugés immoraux, nuisibles, destructeurs, et source de souffrances physiques(douleurs) métaphysiques(imperfection et finitude de l'être) ou psychiques(culpabilité et fautes).
Se pencher sur son origine est vaine, même si les mystiques l'insèrent dans un plan divin.

De nombreux philosophes ont tenté de conceptualiser le mal, qualifié de négativité. Deux attitudes s'opposent, soit le reconnaître pour réel et incompréhensible ou compréhensible et dès lors le dissoudre dans la réalité.

Certains pensent que le mal n'est pas inscrit dans l'homme mais lié a une expérience sociale et des sentiments qui inscrivent les êtres dans un état de dépendance les uns par rapport aux autres.

Pour A. Welzer, psycho-sociologue, au moindre bouleversement dans les phénomènes d'appartenance sociale et ethnologique tous les systèmes de jugement et de valeurs de la société changent .

Le mal est-il dès lors inhérent à la condition humaine ou s'agit-il de l'immanence de cette négativité dans un monde dénué de transcendance?

Peut-on éviter de faire le mal, comment savoir ce qui est mal, et comment l'éviter?

Les critères de jugement sur le mal des préjugés sociaux? et in fine il y a t'il une utilité du mal.?

Autant de questions troublantes qui ouvrent un débat sans fin.

Ce dernier sera t'il davantage éclairé si l'on remplace bien et mal par bon et mauvais?

Il existe le risque que dans un contexte très particulier , un être humain ne fasse sien un ordre extérieur et ne le transforme en injonction personnelle. Un monstre naît.

L'inhumain se loge t'il en nous prêt à surgir selon des circonstances particulières prêt également à ne plus regarder l'autre comme un autre lui-même?

Que penser du " mal-à-dire, et du mal être?

Le philosophe accepte que la subnlimation des instincts constitue lun des traits les plus saillants du développement culturel mais il constate également que le mal puise ses racines dans les profondeurs obscures de la nature humaine.

Solon.

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Patrice Padilla 01/03/2016 20:49

Psychologie du bien et du mal

Psychologie
 du Bien
 et du Mal.
 Laurent Bègue
, Odile Jacob, 2011, 361 p., 23 €.

Florian Cova
Mis à jour le 09/01/2012

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L’alcool rend agressif, dit-on. Mais ses effets sur l’agressivité varient d’une culture à l’autre, et il est probable que le simple fait de penser que l’alcool rend agressif soit impliqué dans ses effets. C’est en tout cas ce que montrent des expériences au cours desquelles on a fait croire faussement à des participants qu’ils avaient ingurgité de l’alcool : cela seul suffisait à les rendre plus agressifs et augmentait le temps qu’ils passaient à reluquer des photos érotiques. Nombreux sont ceux qui croient encore que récompenser les enfants qui ont bien fait et punir ceux qui ont mal fait sont les bases d’une éducation morale réussie. Et pourtant, savez-vous quel est le meilleur moyen d’empêcher un enfant qui s’est comporté de manière altruiste de recommencer ? C’est de le gratifier pour son action (par une sucrerie par exemple) : la prochaine fois qu’une occasion se présentera, il sera moins susceptible d’aider gratuitement autrui qu’un enfant qu’on aurait seulement félicité. De la même façon, un enfant qui respecte une norme sous l’effet d’une lourde menace aura plus de risques de la transgresser à l’occasion suivante qu’un enfant qui a obéi sous l’effet d’une injonction légère. La raison ? Les enfants qui sont récompensés ou menacés lourdement perçoivent moins leur action comme résultant de leur bon caractère et plus comme la conséquence de forces extérieures.

L’effet « nocebo » de l’alcool, celui délétère de la carotte et du bâton ne représentent qu’une infime portion des faits étonnants présentés par Laurent Bègue dans sa Psychologie du bien et du mal. La psychologie morale est aujourd’hui un domaine très riche de nouveautés. Plutôt que d’en faire la synthèse théorique, L. Bègue a pris le parti de balayer le champ des expériences de psychologie sociale qui viennent nourrir ses réflexions. Ce qui pourrait passer pour un défaut permet à l’auteur de brasser un matériau des plus surprenants.

Patrice Padilla 01/03/2016 20:47

La « banalité du mal » revisitée

Jean-François Dortier
Mis à jour le 15/06/2011

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Comment des hommes ordinaires peuvent-ils devenir des bourreaux ? Simplement en exécutant les ordres, expliquait Hannah Arendt. Une série d’études récentes remet en cause ces conclusions. La « soumission à l’autorité » n’est pas aussi facile à induire qu’on l’a dit.
L’expression « banalité du mal » provient du sous-titre du livre qu’Hannah Arendt a consacré au procès d’Adolf Eichmann, le haut fonctionnaire nazi chargé de la logistique de la déportation des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale (1). Ayant fui vers l’Argentine après la guerre, A. Eichmann est retrouvé par les services secrets israéliens en 1960, arrêté puis conduit en Israël où son procès s’ouvre en 1962. H. Arendt assistera à tout le procès pour le New York Times. Durant ces auditions, A. Eichmann n’a cessé de proclamer qu’il n’a fait « qu’exécuter les ordres ». Le témoignage de cet homme, apparemment si ordinaire, qui ne semble obnubilé ni par la haine ni par l’idéologie, va convaincre H. Arendt de sa thèse sur la banalité du mal. La monstruosité d’un régime peut parfaitement s’appuyer sur le travail ordinaire de fonctionnaires zélés se soumettant aux ordres. Pas besoin de haine ou d’idéologie pour expliquer le pire, la soumission suffit.
Quelque temps plus tard, le psychologue américain Stanley Milgram entreprend de démontrer expérimentalement ce que H. Arendt a révélé au procès Eichmann : la soumission à l’autorité suffit pour transformer un homme ordinaire en bourreau. C’est ainsi qu’est réalisée l’expérience la plus célèbre de toute l’histoire des sciences humaines (2). Au début des années 1960, S. Milgram recrute des personnes qui croient participer à une expérience scientifique. Il leur est demandé d’administrer des chocs électriques à des sujets attachés sur une chaise s’ils ne répondent pas correctement à des questions. D’abord étonnés, les bénévoles s’exécutent de leurs tâches, n’hésitant pas à envoyer des décharges électriques de plus en plus puissantes. L’expérience se révèle donc concluante : on peut commettre des actes violents sans forcément être poussé par la haine. Il suffit d’être sous l’emprise d’ordres impérieux. Chacun d’entre nous pourrait donc devenir un bourreau ?
Des hommes ordinaires
Quelques années plus tard, l’expérience connue sous le nom de « Stanford prison experiment » semble confirmer le fait. En 1971, le psychologue Philip Zimbardo monte une expérience où des étudiants sont invités à rester quinze jours enfermés dans un bâtiment. Les uns joueront le rôle de gardiens, les autres de prisonniers. Mais au bout de quelques jours, des gardiens commencent à se livrer à des brutalités et humiliations sur leurs prisonniers. L’un deux, rebaptisé John Wayne, prend son rôle de maton avec un zèle plus qu’excessif. Au bout d’une semaine, l’expérience doit être stoppée ! Pour P. Zimbardo, la preuve est faite : porter un uniforme, se voir confier un rôle dans un lieu inhabituel suffisent à transformer un sympathique étudiant en un impitoyable tortionnaire. Il vient d’ailleurs de publier un nouveau livre dans lequel il relate l’expérience de Stanford, et y voit une explication à ce qui s’est passé à la prison d’Abou Ghraib en Irak, où des soldats américains se sont livrés à des actes de torture sur des prisonniers irakiens (3).
Cette expérience a été explicitement évoquée par Christopher Browning, dans Des hommes ordinaires, pour expliquer les conduites du 101e bataillon de réserve de la police allemande. Celui-ci, composé d’hommes ordinaires, pères de famille, ouvriers et membres de la petite bourgeoisie, exécuta 40 000 Juifs polonais en 1942 et 1943 (4).
Tous les faits et analyses semblent donc confirmer la thèse de la banalité du mal. Pourtant, ces derniers mois, une série de publications est venue remettre en cause ce que l’on tenait pour évident. Et les certitudes vacillent.
Dans un article de janvier (5), deux psychologues britanniques, Alexander Haslam de l’université d’Exeter et Stephen D. Reicher de l’université de Saint Andrews rouvrent le dossier, jetant un pavé dans la mare. « Jusqu’à récemment, il y a eu un consensus clair entre psychologues sociaux, historiens et philosophes pour affirmer que tout le monde peut succomber sous la coupe d’un groupe et qu’on ne peut lui résister. Mais maintenant, tout d’un coup, les choses semblent beaucoup moins certaines. »
Les remises en cause sont d’abord venues de travaux d’historiens. Les publications sur A. Eichmann se sont multipliées ces dernières années. L’historien britannique David Cesarani s’est livré à un réexamen minutieux de sa biographie (Becoming Eichmann: Rethinking the life, crimes, and trial of a « desk killer », 2006). Contrairement à l’image qu’il a voulu donner de lui-même lors de son procès, A. Eichman fut un antisémite notoire, parfaitement conscient de ce qu’il faisait. Il a pris des initiatives qui allaient au-delà de la simple exécution des ordres. L’image du fonctionnaire anonyme n’était qu’une ligne de défense. Et H. Arendt est tombée dans le piège. Peut-être même a-t-elle accepté un peu vite ses conclusions parce qu’elle permettait de formuler une thèse forte et percutante : les systèmes monstrueux vivent de la passivité des individus ordinaires.
De son côté, l’historien Laurence Rees a rouvert le dossier Auschwitz (6). Il montre que les organisateurs de la solution finale n’étaient pas des exécutants serviles. Les ordres donnés étaient souvent assez vagues et il fallait que les responsables de la mise en œuvre prissent des initiatives et fissent preuve d’engagement pour atteindre les buts fixés. Selon L. Rees, cet engagement est d’ailleurs ce qui donne force au régime totalitaire. Il faudrait donc autre chose que de la simple soumission à un système pour aboutir à des crimes de masse. Cela nécessite aussi que les exécutants des basses besognes croient à ce qu’ils font, adhèrent à leur mission, se mobilisent activement. L’obéissance ne suffit pas, l’idéologie compte (7).
La morale des bourreaux
Ainsi que la morale. Oui, la morale ! Les « exécuteurs » de génocides – en Allemagne, au Rwanda… – n’étaient pas des psychopathes ou des hordes de sauvages assoiffés de sang, ni des exécutants aveugles. Ils agissaient en toute conscience pour ce qu’ils jugeaient être le bien. Dans l’expérience de S. Milgram, il y a fort à parier que les sujets devenant bourreaux agissaient avec le sentiment de faire progresser la science. Autrement dit, soulignent A. Haslam et S. Reicher, ils trouvaient leur comportement moralement justifiable.
Un autre mécanisme intervient dans le passage à l’acte. Plus les bourreaux se sentent étrangers aux victimes, plus est aisée leur élimination. Les meurtriers de masse n’ignorent pas la morale commune ; ils portent des valeurs, ont le sens du devoir et des interdits comme chacun d’entre nous. Simplement, c’est à qui peut s’appliquer cette morale commune qui change. Les limites entre le « eux » et le « nous ». Dès lors qu’un groupe n’est plus inclus dans l’humanité commune, tout devient possible. Telle est la thèse développée par le psychologue Harald Welzer, dans son livre Les Exécuteurs (Gallimard, 2007), qui passe en revue des témoignages de massacre, au Viêtnam, en Yougoslavie ou au Rwanda.
Enfin, le sentiment de menace est un élément important souligné tant par A. Haslam et S.D. Reicher que par H. Welzer. Les gens qui commettent des massacres le font dans des périodes de guerre ou de guerre civile. Ils ont le sentiment que leur monde s’écroule et que leur communauté est menacée. Ils ont parfaitement conscience de vivre une situation exceptionnelle, et qu’il faut agir selon des normes inhabituelles. Ce sont des hommes certes ordinaires, mais vivant dans un contexte extraordinaire.


NOTES
(1) Hannah Arendt, Eichmann à Jérusalem. Rapport sur la banalité du mal, 1963, rééd. Gallimard, coll « Folio essais », 1991.
(2) Stanley Milgram, Soumission à l’autorité, Calmann-Lévy, 1974.
(3) Philip Zimbardo, The Lucifer Effect: Understanding how good people turn evil, Random House, 2007.
(4) Christopher Browning, Des hommes ordinaires. Le 101e bataillon de réserve de la police allemande et la Solution finale en Pologne, 1996, rééd. Tallandier, 2007.
(5) Alexander Haslam et Stephen D. Reicher, « Questioning the banality of evil », The Psychologist, vol. XXI, n° 1, janvier 2008.
(6) Laurence Rees, Auschwitz: The Nazis and the « final solution », BBC, 2005.
(7) Voir Daniel Jonah Goldhagen, Les Bourreaux volontaires de Hitler. Les Allemands ordinaires et l’Holocauste, 1966, rééd. Seuil, coll. « Points essais », 1998.

Patrice Padilla 01/03/2016 20:47

50 ans de lutte du Bien contre le Mal

Mis à jour le 15/06/2011

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Lorsqu'au lendemain des attentats du 11 septembre, à l'automne dernier, le président George W. Bush avait parlé, pour qualifier la guerre contre le terrorisme, de lutte du Bien contre le Mal, en appelant même à un nouvel esprit de croisade, les réactions ne s'étaient pas faites attendre. De nombreux commentateurs s'étaient élevés contre ce qu'ils considéraient être une maladresse impardonnable à l'approche d'un conflit que les auteurs de l'attentat et leurs relais dans le monde arabe ne manqueraient pas de présenter comme une nouvelle guerre entre chrétiens et musulmans. Pourtant, aussi étrange que cela puisse paraître à des oreilles françaises, le discours de George W. Bush était des plus convenus, si on le compare à celui de plusieurs de ses prédécesseurs. Proches de nous, les morceaux de bravoure de Ronald Reagan fustigeant le « grand Satan » sont restés célèbres. Mais cette rhétorique puise sa source bien plus loin dans les annales de la politique étrangère américaine. C'est ce que rappelle Justine Faure en montrant que ce type de discours, depuis les années 50, a connu des fortunes diverses, reflétant en quelque sorte l'évolution des relations entre les deux blocs. C'est dans les périodes de guerre larvée, observe-t-elle, aux pires moments de la guerre froide, que cette rhétorique a été le plus généreusement employée. L'année 1950 fait figure de date charnière. Les dirigeants américains ont besoin, pour mettre en oeuvre leur politique dite « d'endiguement », de mobiliser une population auprès de qui la rupture avec l'URSS ne fait pas l'unanimité. Il leur faut un motif susceptible de rencontrer la sympathie des Américains. L'administration Truman ne tarde pas à le trouver. En mettant l'accent sur la libération des « nations captives » d'Europe de l'Est, sur leur droit à l'autodétermination, Truman et ses conseillers touchent les Américains droit au coeur. Les discours bien connus sur la vocation messianique des Etats-Unis trouvent un climat favorable pour s'exprimer. Ces discours se font plus discrets à partir de 1955-56 : l'heure est à la coexistence pacifique. Mais ils repartent de plus belle à partir des années 60, cette fois en faveur des pays du tiers-monde luttant « contre la menace communiste ». La guerre du Viêtnam en montrera rapidement toutes les ambiguïtés.
REFERENCES
J. Faure, « Croisade américaine en 1950 : la délivrance des nations captives d'Europe de l'Est », Vingtième siècle. Revue d'histoire, n° 73, janvier- mars 2002.

Patrice Padilla 01/03/2016 20:46

Le Mal

Michel Lacroix, Flammarion, « Dominos », 1998, 128 p., 41 F. Gaetane Chapelle
Mis à jour le 15/06/2011

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Le philosophe Michel Lacroix propose une réflexion sur le mal, terme sous lequel il englobe tant le mal commis que subi par l'homme. Dans une première partie, il montre que le mal était jadis justifié par les théologiens et certains philosophes (Kant, Hegel) comme un chemin nécessaire vers le bien. Dans une deuxième partie, il analyse la perception du mal en cette fin de xxe siècle. Il remarque tout d'abord que les justifications du mal, en tant qu'étape vers le bien, ne sont plus acceptées. Ensuite, que les solutions proposées pour le combattre sont suspectées de produire des effets pervers. Par exemple, l'automatisation du travail, après avoir libéré les travailleurs, est maintenant accusée d'être source de chômage. Par conséquent, le mal est à notre époque perçu comme puissant. Néanmoins, M. Lacroix défend l'idée qu'une nouvelle façon d'affronter le mal apparaît : plutôt que le combattre par de grandes révolutions, les acteurs sociaux préfèrent le réduire par une action quotidienne basée principalement sur les relations interpersonnelles. « Pour faire reculer le mal ou consoler ceux qu'il a frappés, il n'y a pas d'autres moyens que la solidarité humaine », écrit l'auteur.

Soisye 17/04/2015 10:37

Le Bien , le Mal .. bien , mal ????
C'est ce qui était écrit en marge de nos cahiers et même plus ...
"c'est mal ce que tu as fait" disent les parents à l'enfant .. ainsi l'éducation nous apprend le bien et le mal pour une éducation définie , pas forcément la même dans une famille dans une autre , dans un pays dans l'autre . donc difficile à définir .
Regardons le passé , des horreurs se sont produites (et continuent) au nom du bien : les guerres de religion , les horreurs nazis .. les allemands les avaient élus et étaient complices .. d'ailleurs les gouvernants étrangers étaient au courant et n'ont agi que très tard , les invasions des européens en Amérique ou en Australie ou en Algérie lors des colonisations .
C'est aussi la loi du plus fort , actuellement la vision du monde étatsuniens domine , le bien est de son côté .. pour autant que d'horreurs ils produisent (Guantanamo par ex) , voire même des guerres au proche-Orient .
Les politiques se déclarent dans le bien car ils ont été élus .. même si cette élection était faite sur d'autres critères et promesses .
Le Mal est dans une croyance différente , une culture différente , il faut se réduire à entrer dans le moule de cette civilisation pour être dans le Bien .
Chacun crée son mal et son bien : le vote sur le mariage homosexuel est le bien pour certain et le mal absolu pour d'autres .
En fait l'être humain n'est ni bien ni mal , il EST , cette notion n'est qu'une notion pour faire tourner la société , le bien-être social au besoin au contraire du bien-être individuel .
Cette notion est variable d'une société à l'autre d'une époque à l'autre : l'esclavage était le bien pour les européens le mal pour les esclaves (et encore jusqu'à quel point n'étaient-il pas résignés ?)
Pour cela je parle de "notion" et non de "valeur" .

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