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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 08:42

Notion issue du"verzorgenprinzip" dont le but était d'éviter le danger immédiat, de prévenir les risque à moyen terme et de gérer à long terme les ressources naturelles, elle a évolué au cours du temps.

1979 voit l'émergence du principe de responsabilité soutenu par le philosophe Hans Jonas qui appelle à la prophétie du malheur et qui considère la peur comme un élément de prise de conscience ouvrant ainsi la porte aux peurs irrationnelles avec une aversion pour le risque et une méfiance de principe vis-à-vis des technologies nouvelles.

Le PP trouve sa forme en 1992 au sommet de la terre à Rio, confirmé dans le droit européen à Maastricht et enfin par son inscription dans la constitution française.

Au yeux de certains, cette absurde inscription constitue le symbole d'une société tétanisée par l'angoisse.

La peur quitte dès lors son statut quelque peu puéril, pour accéder à l'état de sagesse.

Pour certains philosophes des sciences, ce ne serait pas le manque de savoir qui nous empêche d'agir mais bien la difficulté de transformer le savoir en science.

Par ailleurs, si le PP a pu atteindre un "niveau constitutionnel" c'est bien que le politique est passé outre de l'opposition du monde scientifique.

Acceptons que les méthodes d'évaluation des risques par les autorités de régulation et contrôle puissent être critiqués mais la véritable critique est que l'on fait trop systématiquement appel au PP.

Le PP n'est pas exempt de critique, car il débouche sur le principe d'anxiété, faire peur aux gens quoi de plus normal. et ce principe est souvent exploité pour justifier des mesures abusives et parfois même réductrices de libertés.

Parlons également de l'acte antipersonnel(levée du secret médical) ou encore la machine à rumeur largement aidée par les réseaux sociaux, sans oublier le principe d'abstention lié au principe d'incertitude entrainant une forme de paralysie et la création d'une société anxiogène.

Par ailleurs un risque non négligeable est celui de prendre en considération le risque virtuel au dépens du risque avéré.

Si le risque conditionne tout succès, ce n'est pas en ayant peur d'avoir peur et d'assumer la plénitude de notre liberté que la société progressera.

De plus, refuser par principe la possibilité de recherches par exemple est une sorte de "crime contre l'esprit" et sans nul doute un déni de démocratie, car cette dernière serait tenue pour incapable de contrôler les applications de son développement.

Parlant de risque, la tension entre le collectif et le privé continuera d'exister, mais refusons une société hypocondriaque, regardons le monde en face et agissons.

Solon

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commentaires

Anthony Le Cazals 12/08/2015 21:22

Bonjour j'espère que vous passez un bel été. Je me permets de vous signalez qu'étant passé sur la nouvelle formule "kiwi" d'overblog je ne pouvais gérer l'ancienne communauté LA COMMUNE DES PHILOSOPHES. Aussi nous avons donc réinvité tout le monde plus quelques nouveaux sur LA COMMUNE DES PHILOSOPHES.
http://www.over-blog.com/community/la-commune-des-philosophes.
Pour nous rejoindre
http://my.over-blog.com/communities/join/964

organique 13/11/2014 02:03

On en veut davantage traité de cette manière. Continuez.

Soisye 22/09/2014 13:59

La peur est paralysante . Le principe de précaution peut l'être aussi .
Avancer sans précaution peut être dangereux .
Qu'est-ce qui fait que l'homme a avancé et a créé tout au long de son histoire ?
Ce n'est pas la précaution .
C'est la nécessité , la curiosité , le désir d'aller au-delà : de la force , de la richesse , des limites .... et la capacité de réfléchir à un devenir .
De nos jours , la peur peut être un outil de manipulation des masses pour les empêcher de bouger , ou pour les diriger vers un but . Par ex à l'heure actuelle parler de crise économique pour que les gens acceptent une diminution de bien-être .
Mais aujourd'hui aussi les écologistes , les scientifiques , essaient d'alarmer le monde , de faire prendre conscience , de donner un peu peur , des suites éventuelles de l'activité humaine sur la planète . devenir précautionneux de notre futur vital quant à l'air , l'eau , la terre qui nous donne vie . A ce moment la précaution devient un élément donnant conscience d'une vie future différente de celle que nous pourrions envisager d'après le passé . Alors à ce moment un point de départ vers de nouvelles recherches , un élément moteur d'action nouvelles , et d'arrêt d'actions anciennes .
Mais un principe en lui-même est significatif de point fondamental à ne pas contredire , en société ce peut être grave , signifiant un arrêt sociétal . Or la société est vivante . Qui donc a pouvoir de déclarer un principe de précaution et pourquoi ? (ç'aurait dû être ma première réflexion )

Soisye 19/09/2014 12:56

Si on ne se met pas sous un pommier , on ne pense pas à la gravité ,
si on ne se met pas dans un bain , on ne pense pas aux masses ,
si on dort on a peur de ne pas se réveiller mais si on se réveille on a peur de ne pas vivre assez pour s'endormir de nouveau ...l'angoisse de la mort est omniprésente dans notre société , pourtant tout le monde meurt depuis longtemps :-)) et nous mourrons tous un jour .. c'est devenu une phobie .
Il y a de nombreuses causes aux PP modernes , en particulier : la peur du procès , la mode de penser qu'il y a UN responsable à tout ce qui peut arriver dans la vie , et .... la nécessité pour économistes ou politiques de se prémunir des dégâts dont ils connaissent les risques qu'ils impliquent sciemment et dont ils sont consciemment responsables :-(

Fenninger Christiane 21/09/2014 18:43

On contaste, il est vrai, que notre société est en recherche accrue de sécurité et confort qui ne lui permet plus de relever de nouveaux défis : l’innovation, entravée par des barrières juridiques et administratives imposées par le personnel politique devenu frileux, comporte toujours une part de risque liée à l’inconnu. Le principe de précaution répondait à l’origine à une demande compréhensible de la population face à certains scandales tels que celui du sang contaminé mais il s’est sanctuarisé depuis et aboutit à une paralysie qui va à l‘encontre de toute recherche de progrès.
Le risque zéro n’existe pas mais il conviendrait que les peuples puissent avoir confiance dans les décisions de leurs politiques dans l’évaluation d’un risque et de ses décisions à prendre pour écarter un réel danger.

SOLON 19/09/2014 15:14

Merci pour votre commentaire.
La peur est-elle un élément de clairvoyance? Je ne le pense pas, ne dit-on pas qu'elle est mauvaise conseillère?
Solon

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